Président du jury
Marcel Poot
Belgique, °1901 - 1988
Marcel Poot (1901-1988) fit ses études musicales supérieures aux conservatoires d’Anvers et de Bruxelles. Il fut un disciple de Paul Gilson pour la composition et l’orchestration et après avoir obtenu en 1930 le Prix Rubens, il travailla à Paris avec Paul Dukas.

En 1925, il crée avec quelques amis le groupe des Synthétistes pour faire mieux connaître la musique contemporaine. Il fonde avec son maître Paul Gilson, la Revue Musicale Belge. Parmi ses multiples occupations, citons qu’il fut aussi critique musical au journal Le Peuple et après la guerre au journal La Nation Belge. Il occupe jusqu’en 1940 un poste à l’Institut National de Radiodiffusion nouvellement créé. En collaboration avec le directeur Theo Fleischman il écrivit divers jeux radiophoniques. Après la guerre il reprend ses activités à L’I.N.R. et y devient président du jury d’audition jusqu’en 1949. Il assume également la présidence de la SABAM pendant de nombreuses années.

Après une importante carrière dans l’enseignement musical, Marcel Poot quitte la radio pour devenir en 1949 directeur du Conservatoire de Musique de Bruxelles jusqu’en 1966. Il y était déjà professeur d’harmonie pratique et de contrepoint. De 1963 à 1980 il a présidé le jury du Concours Reine Elisabeth et de 1969 à 1976 il a été recteur de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth. Il était membre de l’Académie Royale Flamande de Belgique.

Il est titulaire de plusieurs décorations belges et étrangères, dont en Belgique officier de l’Ordre de Léopold et en France officier de la Légion d’Honneur.
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Franz André
Belgique, °1893 - 1975
Le chef d’orchestre bruxellois Franz André (1893-1975) a effectué ses études musicales au Conservatoire de Bruxelles. Premier prix de violon en 1912, il se passionne rapidement pour la direction d’orchestre. Lors de la création de Radio-Belgique en 1923, il est nommé second chef d’orchestre de l’Orchestre de la Radio, tandis qu’en 1930, il dirige un des trois orchestres de l’Institut National Belge de Radiodiffusion (I.N.R. - N.I.R.), nouvellement créé. En 1935, il met sur pied le Grand Orchestre Symphonique de l’I.N.R. - N.I.R., dont il fait l’une des formations les plus réputées d’Europe, en dirigeant de nombreuses créations. De 1951 à 1964, Franz André est le chef d’orchestre attitré du Concours Reine Elisabeth.
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Yvonne Astruc
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Vladimir Avramov
Bulgarie (Rép.), °1909 - 2007
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Luigi Cortese
Italie, °1899 - 1976
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Raymond Gallois Montbrun
, °1918 - 1994
Né en 1918 à Saïgon, Raymond Gallois Montbrun quitte sa ville de naissance dès sa petite enfance et effectue ses études scolaires à Neuilly-sur-Seine. De 1930 à 1942 il étudie au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, auprès de Firmin Touche (violon), Jean Gallon (harmonie), Noël Gallon (fugue et contrepoint) et Henri Busser (composition musicale).

En 1942 il gagne le Premier Second Grand Prix de Rome de composition musicale avec la cantate Pygmalion délivré et en 1944 le Premier Grand Prix de Rome de composition musicale avec la cantate Louise de la Miséricorde, sur un texte de Charles Clerc.

Entre 1944 et 1957 il mène une double carrière de violoniste concertiste et de compositeur. Il fait de nombreuses tournées de concerts en Europe, en U.R.S.S., en Afrique du Nord, au Moyen et Extrême-Orient et enregistre des disques pour Erato-France. À l'Institut Français de Tokyo il donne des cours de violon, d'écriture et de composition musicale de 1952 à 1954. Parallèlement, il donne des conférences au Japon, en Allemagne et au Canada sur l'enseignement musical français.

Directeur de l'Ecole nationale de musique de Versailles entre 1957 et 1962, Raymond Gallois Montbrun crée avec la Municipalité le Festival de Versailles. En 1962, il devient Président de la Société des Concerts du Conservatoire (jusqu'en 1967) et Directeur du Conservatoire national supérieur de musique de Paris (jusqu'en 1983). Il est ensuite Directeur artistique du Concours international Long-Thibaud, Président des 5 Académies de l'Institut de France, Président intérimaire du Concours international Marguerite Long-Jacques Thibaud et Président du Comité Directeur du Concours international Long-Thibaud.

En 1980 Raymond Gallois Montbrun est élu Membre titulaire de l'Académie des Beaux-Arts au fauteuil de Paul Paray. Il est également Officier de la Légion d'Honneur, Grand Officier de l'Ordre du Mérite, Commandeur des Arts et Lettres et Membre de l'Institut.
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André Gertler
Hongrie (Rép.), °1907 - 1998
André Gertler fut l'un des violonistes majeurs du XXème siècle dont l'intonation assurée, la technique imposante et la perspicacité dans l'interprétation lui donnèrent une place à part parmi ses contemporains. Il aurait sans doute pu être davantage connu s'il ne s'était pas dédié autant à la musique contemporaine : il joua toutes les œuvres pour violon de Bartók, donna plusieurs concerts de musique de chambre avec le compositeur lui-même ; il interpréta aussi les concertos d'Hindemith et de Berg, à une époque où ces trois compositeurs n'étaient pas encore établis aux yeux du grand public. Plus risqué encore, il creusa dans des terrains encore plus incertains, en créant des œuvres d'Alexandre Tansman, Lars-Erik Larsson, Niels Viggo Bentzon, Matyas Seiber, et d'autres compositeurs moins connus. Cependant, son répertoire incluait aussi des œuvres plus habituelles, telles que des concertos de J.S. Bach, Tartini, Mozart, et Beethoven, ainsi qu'un nombre important des classiques de la musique de chambre. Grâce à un intérêt renouvelé pour la carrière de Gertler à la fin du XXème siècle et au début du XXIème, plusieurs de ses enregistrements non publiés ont été repris par d'importants labels tels que Hungaroton et Supraphon.

André Gertler est né à Budapest (Hongrie), en 1907. De 1914 à 1925, il étudia à l'Académie Franz Liszt, où ses principaux enseignants furent les violonistes virtuoses Jenö Hubay et, pour les leçons de composition, Zoltán Kodály.

En 1920, il commença à donner des concerts en Europe, de temps en temps pour accompagner Bartók. Tous les deux jouèrent régulièrement ensemble de 1925 à 1938, interprétant une grande partie du répertoire en duo. Pendant cette période - et pendant une grande partie de sa carrière - André Gertler collabora aussi avec sa femme, la pianiste Diane Andersen. En 1928, il s'établit à Bruxelles et, trois ans plus tard, y fonda un quatuor à cordes éponyme, qui demeurera actif jusqu'en 1951.

Dans la deuxième moitié de sa carrière, il exerça en tant que professeur : à partir de 1940, il enseigna à la faculté de musique du Conservatoire de Bruxelles ; puis il exerça à la Staatliche Hochschule für Musik de Cologne (1954-1959), et enfin à la Hochschule für Musik und Theater de Hanovre, après 1963.
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Josef Gingold
Pologne, °1909 - 1995
Josef Gingold est né à Brest-Litovsk (Russie), et commença à étudier le violon à l'âge de trois ans. Avant d'aller aux États-Unis en 1920, la famille Gingold fut déportée dans un camp de concentration allemand pendant la Première Guerre Mondiale. Toutefois, le musicien parla toujours de ces difficiles premières années avec optimisme et gaieté. Il étudia à New-York avec Vladimir Graffmab, et en Belgique (1927-1929) avec Eugène Ysaÿe ; il donna de nombreux concerts en Belgique, aux Pays-Bas et en France.

A son retour aux États-Unis, au plein coeur de la Grande Dépression, il subvint aux besoins de sa famille en se produisant à Broadway, et dans d'autres productions commerciales de New-York. En 1934, il épousa la violoniste Gladys Anderson. Il devint membre du NBC Symphony en 1934, sous la direction de Arturo Toscanini, et y resta pendant sept ans avant de devenir Concert Master de l'Orchestre Symphonique de Détroit. En 1947, il rejoignit l'Orchestre de Cleveland sur l'invitation du grand chef George Szell. Pendant ses 13 années en tant que Concert Master de Cleveland, l'orchestra passa du statut de « bel ensemble » à celui d'un des meilleurs orchestres du monde.

En 1960, il alla à l'Université d'Indiana, où il enseigna jusqu'à sa mort en 1995. Bien qu'ayant reçu de nombreux prix et honneurs au travers le monde, Josef Gingold considéra toujours son travail d'enseignant et le temps passé avec ses élèves comme primordiaux. La Bourse Joseph Gingold est accordée chaque année aux étudiants violonistes talentueux de l'École de Musique de l'Université d'Indiana.
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Arthur Grumiaux
Belgique, °1921 - 1986
Arthur Grumiaux est considéré comme l'un des grands violonistes virtuoses de l'école franco-belge du XXème siècle. Ses accomplissements furent superbes malgré une vie relativement courte ; il combinait une maîtrise technique, une fidélité aux intentions du compositeur et une sensibilité face aux contours complexes de la structure musicale dans ses performances. Sa réputation fut construite sur d'incroyables performances des concertos pour violon, et ses apparitions en formation chambriste, avec son propre Trio Grumiaux.

Arthur Grumiaux naquit à Villers-Perwin (Belgique) en 1921, dans une famille d'ouvriers. Son grand-père le poussa à commencer la musique alors qu'il n'avait que 4 ans. Il étudia le violon et le piano avec Fernand Quintet au Conservatoire de Charleroi, où il gagna son premier prix à l'âge de 11 ans. L'année suivante, il poursuivit ses études aux côtés d'Alfred Dubois au Conservatoire Royal de Bruxelles, où il étudia aussi le contrepoint et la fugue avec Jean Absil. Il reçut sa première récompense importante à l'âge de 20 ans, gagna les prix Henri Vieuxtemps et François Prume en 1939, et le Prix de Virtuosité de la part du Gouvernement belge en 1940. Pendant cette même période, il travailla la composition lors de cours privés à Paris, avec Georges Enesco (professeur de Menuhin). Il fit ses débuts en Belgique, avec l'Orchestre Philharmonique de Bruxelles, et en interprétant le Concerto de Mendelssohn ; puis en 1945 avec l'Orchestre Symphonique de la BBC.

L'invasion allemande de sa terre natale causa une courte période de vide dans sa carrière : pendant ce temps, il joua avec de petits ensembles de manière privée, et refusa toute performance publique. Ne se préoccupant pas de ce petit contretemps dans l'avancement de sa carrière internationale, il ne mit pas longtemps à la lancer et, rapidement, à la développer. Peu après ses débuts anglais, il fit ses premiers pas dans l'Académie de Belgique, juste avant d'être nommé professeur de violon au Conservatoire Royal où il avait étudié auparavant. Là, il insista sur l'importance du phrasé, de la qualité du son, et du haut niveau de technique à acquérir dans cet art.

Les interprétations d'Arthur Grumiaux ont été regroupées dans près de 30 enregistrements, presque tous pour Philips, bien que son nom ait aussi été vu chez les labels EMI, Belart et Music&Arts. Ces enregistrements reprennent en général des pièces de Bach, Beethoven, Brahms, Mozart et Schubert, et incluent parfois des œuvres de Ravel et Debussy. L'une de ses grandes joies dans sa vie de musicien était de travailler avec la pianiste Clara Haskil. De temps en temps, les deux musiciens échangeaient leurs instruments pour trouver des perspectives et une relation différentes. A la mort de la pianiste, d'une chute dans une gare alors qu'elle était en route pour un concert avec Grumiaux, il ressentit son absence non seulement au niveau professionnel, mais aussi au niveau personnel.

En plus de ses interprétations en soliste, il a enregistré les Quintets de Mozart avec l'Ensemble Grumiaux, et plusieurs autres œuvres avec le Trio Grumiaux composé du coupe hongrois Georges Janzer (violon) et Eva Czako (violoncelle). Cette carrière pleine de succès lui valut une reconnaissance royale : en 1973, il reçut le titre de Baron par le Roi Baudouin pour ses services à la musique - titre partagé avec Paganini. Malgré une lutte contre le diabète, il maintint un emploi du temps rigoureux, rythmé par les enregistrements et les concerts, essentiellement en Europe de l'ouest, jusqu'à ce qu'il soit emporté par une congestion soudaine, à Bruxelles, en 1986. A l'âge de 65 ans, il laissa derrière lui le souvenir d'un musicien fort et élégant.
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Georges Maes
Belgique, °1914 - 1976
Op zevenjarige leeftijd kreeg Georges Maes (1914-1976) zijn eerste viool en ging hij muziekles volgen aan de muziekschool van Ledeberg. Op zijn tiende maakte hij deel uit van een jeugdig kamerensemble, dat geregeld publieke concerten gaf. Als veertienjarige werd hij ingeschreven aan het Koninklijk Conservatorium Gent, waar hij in een opmerkelijk tempo diverse eerste prijzen behaalde : notenleer (1929), viool (1931), kamermuziek en snaarkwartet (1933), en in 1935, o.l.v. H. Gadeyne, de virtuositeitsprijs voor viool. Dit werd het startpunt voor een loopbaan van uitvoerend kunstenaar.

Datzelfde jaar werd hij in Oostende aangeworven als eerste viool bij het Kursaalorkest, en in Gent als concertmeester van het Operaorkest. Daarbij kwamen nog een lesopdracht aan de MA te Aalst en solo-optredens bij het Nationaal Instituut voor de Radio. Zijn studies aan het Koninklijk Conservatorium Gent zette hij intussen onverdroten verder; hij behaalde er een eerste prijs harmonie (1936), een eerste prijs contrapunt (1937) en een eerste prijs fuga (1938). Ondertussen volgde hij ook lessen compositie en orkestdirectie bij J. Toussaint de Sutter en vervolmaakte hij zijn viooltechniek bij Zimmer en Jacobsen.

Nadat Georges Maes in 1940 de 18-daagse veldtocht had meegemaakt, kwam hij als krijgsgevangene terecht in het kamp Stalag XII, waar hij drie maanden verbleef. Bij zijn terugkeer werd hij als eerste viool aangeworven bij het Nationaal Orkest van België, waarmee hij tot 1958 verbonden zou blijven.

Centraal in zijn belangstelling en liefde voor de muziek stond echter de kamermuziek. In 1942 werd hij dan ook lid van het toen pas opgerichte kwartet De Groote. Toen dit reeds na vier jaar uiteenviel, nam hij zelf het initiatief en richtte na de oorlog, in 1946, het strijkkwartet Haydn op, met hemzelf en Louis Hertogh als violisten, Louis Logie, altviool en René Pousseele, cello. Tijdens de vijftien jaar van zijn bestaan verwierf het Haydn Kwartet met gemiddeld 60 concerten per jaar nationale en internationale faam.

In 1958 werd hij leraar kamermuziek aan het Koninklijk Conservatorium Brussel, waar hij met de jonge musici uit 18 verschillende landen die hij opleidde, schitterende resultaten zou behalen.

In datzelfde jaar bouwde hij, op vraag van Jan Briers, de pionier van het Festival van Vlaanderen, rond de kern van het Haydn Kwartet een verruimd kamerorkest uit, de ‘Solisten van het Belgisch Kamerorkest’, het ensemble dat zijn levenswerk zou worden. Als stichter, dirigent en concertmeester van het BK was Georges Maes een groot promotor van de kamermuziek in Vlaanderen. Met de Solisten heeft hij ook tot de vernieuwing van het kamermuziekrepertoire in België bijgedragen. Hij bracht o.m. bewerkingen van vergeten werk van 17e- en 18e-eeuwse meesters van eigen bodem, als Bréhy, Loeillet, Fiocco, Boutmy, maar ook, vooral in het kader van het Festival van Vlaanderen, tientallen creaties van hedendaagse Vlaamse componisten : M. Poot, R. Chevreuille, J. Maes, J. Decadt, Vandermaes-brugge, Laporte, E. Gistelinck, V; Legley, R. Herberigs, R. Van der Velden en vele anderen.

In 1968 kreeg hij om zijn inspanningen om de Belgische muziek in binnen- en buitenland bekend te maken de Fuga-trofee van de Unie van Belgische toondichters. Een hoogtepunt van de internationale prestaties van de Solisten vormden de concerten in de Sovjetunie in 1975. Van 1960 tot aan zijn plotse dood in 1976 was hij directeur van het Stedelijk Conservatorium te Oostende, dat onder zijn leiding een grote uitbreiding en kwaliteitsverhoging onderging. In 1970 werd hij op zijn verzoek als leraar kamermuziek van het Koninklijk Conservatorium Brussel overgeplaatst naar het Koninklijk Conservatorium Gent. Op organisatorisch en pedagogisch vlak was hij actief in allerlei commissies en examenjury’s. Ook bij Jeugd en Muziek leidde hij kamermuzieksessies. In 1974 was zijn benoeming tot Professor aan de Muziekkapel Koningin Elisabeth de bekroning van zijn pedagogisch werk.
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Yehudi Menuhin
Grande-Bretagne, Suisse, °1916 - 1999
Yehudi Menuhin naquit à New-York de parents russes et juifs, et fit ses débuts à l'âge de sept ans aux côtés de l'Orchestre Symphonique de San Francisco, en interprétant la Symphonie espagnole de Lalo. Il donna un récital à New York l'année suivante. Il fit des débuts mémorables à Paris et au Carnegie Hall à onze ans, à Berlin à douze ans et à Londres à treize ans. Il se lança ainsi à un très jeune âge dans une carrière qui, dans les décennies suivantes, l'emmènerait dans le monde entier aux côtés des plus grands chefs et orchestres. En plus de sa réputation de musicien exceptionnel, il fut aussi reconnu pour son humanisme engagé, illustré par son travail auprès des jeunes, son intérêt pour la coopération internationale, et pour toutes les causes dont il se sentait proche et touché.

Il réalisa un premier voyage en Inde en 1952, invité par le Premier Ministre Pandit Nehru, au cours duquel il fit la connaissance de Ravi Shankar et développa une profonde admiration envers ce dernier et la musique indienne. Ils donnèrent de nombreux concerts ensemble, et enregistrèrent plusieurs disques qui se vendirent par millions ; les recettes de tous les concerts donnés lors de cette tournée en Inde furent reversées à des causes caritatives. En 1960, il reçut le Nehru Peace Prize for International Understanding. Un trentaine d'années plus tard, en 1992, il fut honoré du titre d'Ambassadeur de Bonne Volonté à l'UNESCO.

En reconnaissance des nombreux concerts données pour les Forces Alliées pendant la Deuxième Guerre Mondiale - il s'envolait vers les États-Unis dès qu'il trouvait une place dans un avion militaire - Yehudi Menuhin reçut de nombreuses récompenses, notamment la Légion d'Honneur et la Croix de Lorraine en France, l'Ordre du Mérite en Allemagne, l'Ordre Léopold et l'Ordre de la Couronne en Belgique, la Médaille d'Or de la Royal Philharmonic Society de Londres et, en 1995, la Grande Croix de l'Ordre du Mérite Civil en Espagne. La Reine Elizabeth II lui conféra le titre de Chevalier en 1965, et lui accorda l'Ordre du Mérite en 1987, suivi d'un anoblissement à vie sur la liste des Honneurs lors de l'anniversaire de la Reine, en 1993.

Yehudi Menuhin fut Docteur Honoraire de près de 30 universités de différents pays, notamment celles d'Oxford, Cambridge, St Andrew's et la Sorbonne. Il fut aussi Citoyen des villes de Édimbourg, Bath, Reims et Varsovie, et reçut les Médailles d'Or des villes de Paris, New-York et Jérusalem. Il fut de plus le premier occidental à être nommé Professeur Honoraire du Conservatoire de Beijing, comme reconnaissance de ses concerts en Chine, et de ses efforts pour aider de nombreux jeunes violonistes chinois à continuer leurs études en Occident.

En 1963, il accomplit l'une de ses plus grandes ambitions : créer un pensionnat pour de jeunes musiciens prometteurs, ouvert aux enfants à partir de sept ans, et sur le modèle de l’École Centrale de Moscou où les étudiants recevaient leur éducation scolaire et un enseignement musical sous le même toit. De nombreux élèves de l’École Yehudi Menuhin - désormais officiellement associée à son équivalent moscovite - ont décroché des bourses universitaires. En 1977, il fonda l'Académie de Musique Internationale Menuhin pour les jeunes musiciens (d'instruments à cordes) à Gstaad (Suisse) - qui était alors le lieu du Festival de Musique Menuhin, dont il fut le directeur artistique pendant 40 ans, et grâce auquel il gagna la citoyenneté suisse.

Yehudi Menuhin réalisa son premier enregistrement à l'âge de douze ans et, un an plus tard, commença un long partenariat avec HMV/EMI, pour qui il continua à enregistrer pendant de nombreuses années. Il travailla aussi avec Deutsche Grammophon (notamment pour l'enregistrement de l'intégralité des Sonates de Beethoven avec Wilhem Kempff), et dirigea plusieurs œuvres orchestrales pour Philips, Virgin, Nimbus et bien d'autres labels. Un grand nombre de ces premiers enregistrements ont été réédités à l'occasion de ses 75ème et 80ième anniversaires par Biddulph Recordings, et IMG Records produisit un coffret regroupant les Symphonies complètes de Beethoven, interprétées par le Sinfonia Varsovia sous la baguette de Menuhin.
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David Oistrakh
Russie (Fédération de), °1908 - 1974
David Oistrakh est considéré comme le plus grand violoniste soviétique de la seconde moitié du XXème siècle. Les enregistrements qu'il a laissés englobent presque l'intégralité du répertoire « classique » de violon jusqu'à Prokofiev et Bartok. Ses études de violon commencèrent en 1913 avec Pyotr Stolyarsky. Peu après, il entra officiellement dans la classe de Stolyarsky au Conservatoire d'Odessa, dont il sortit diplômé en 1926, après avoir joué le Concerto pour violon No. 1 de Prokofiev. Ses performances du Concerto de Glazunov à Odessa et Kiev lui donnèrent l'assurance suffisante pour aller à Moscou. Il y fit ses débuts en 1929, mais l'événement ne fut pas du tout remarqué. Cependant, en 1934, après plusieurs années patiemment utilisée à affiner son art, il fut invité à entrer au Conservatoire de Moscou comme professeur, à plein-temps à partir de 1939.

Pendant ce temps, David Oistrakh gagnait en notoriété dans l'univers des concours : il remporta le concours Inter-Ukraine en 1930, et Inter-Soviétique trois ans plus tard. En 1935, il gagna le second prix au Concours Wieniawski. En 1937, le gouvernement soviétique envoya le violoniste au Concours Yasÿe, où il remporta le premier prix.

Après cette victoire à Bruxelles, les compositeurs soviétiques commencèrent à prêter attention à leur jeune compatriote, et lui permirent de travailler aux côtés de Miaskovsky et de Khachaturian dans leurs concertos, respectivement en 1939 et 1940. De plus, son amitié pour Shostakovich poussa le compositeur à écrire deux concertos pour violon. Le premier concerto fut créé par Oistrakh lui-même lors de ses triomphants débuts américains en 1955. Pendant les années 1940, le planning de concerts chargé de David Oistrakh le mena dans toute l'URSS, mais il dut attendre les années 1950 et le relatif apaisement de tensions politiques pour se lancer dans sa carrière internationale, et être accueilli dans les capitales du bloc ouest.

Les dernières décennies de sa vie furent consacrées à maintenir le plus haut niveau d'excellence tout au long de son épuisant emploi du temps de tournées (il se rendit six fois aux États-Unis dans les années 1960), et il se lança dans une carrière parallèle de chef d'orchestre, courte mais couronnée de succès. Il mourut soudainement à Amsterdam en 1974, pendant un cycle de concerts dédié à Brahms, au cours duquel il jouait et dirigeait.

Tout au long de sa carrière, David Oistrakh fut loué pour sa personnalité honnête et chaleureuse ; il entretenait des relations très proches avec les plus grands musiciens de son époque. Sa technique violonistique était sans défaut, car il n'admettait jamais que des problèmes physiques ne l'empêchent de dominer ses performances musicales. Il exigeait constamment - de lui-même et de la part de ses élèves - une maîtrise, une intelligence et une émotion musicales équilibrées, quel que soit le style de jeu ou de musique. David Oistrakh pensait que l'essence d'un violoniste était communiquée par une utilisation intelligente et subtile de l'archet, et pas uniquement par l'utilisation excessive d'un vibrato expressif. A cette fin, il développa une technique du bras droit remarquablement flexible, détendue et capable de produire toute une palette de nuances aussi bien délicates que capables de produire un son large et résonnant.

En tant que professeur, David Oistrakh soutenait qu'un professeur ne devait pas faire plus que le nécessaire afin de guider l'élève vers ses propres solutions face à ses problèmes techniques ou d'interprétation. Il jouait rarement pendant ses cours, craignant de distraire l'élève et de l'empêcher de développer une approche individuelle à la musique. Peut-être que l'une des preuves les plus évidentes du don pour l'enseignement d'Oistrakh est qu'il apprit autant que ses élèves pendant les leçons qu'il leur donnait.
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Theo Olof
Pays-Bas, °1924 - 2012
Theo Olof, geboren op 5 mei 1924 in Bonn, kreeg zijn eerste vioollessen van zijn moeder, een bekende vioolpedagoge en soliste, en debuteerde op vijfjarige leeftijd in Bonn. In 1933 ging hij met zijn moeder in Amsterdam wonen en werd leerling van Oscar Back. Toen hij 11 jaar oud werd, speelde hij het Vioolconcert van Paganini met het Concertgebouworkest o.l.v. Bruno Walter.

Vanaf 1945 maakte Theo Olof vele internationale concerttoernees. In Nederland gaf hij een groot aantal eerste uitvoeringen van vioolconcerten, o.m. van Benjamin Britten, Alan Rawsthorne, Oscar van Hemel, Hans Henkemans, Ton de Leeuw, Jan van Vlymen, Lex van Delden, Hans Kox, Bruno Maderna en Tristan Keuris.

In 1951 won hij de 4de prijs van de Koningin Elisabethwedstrijd. Van 1951 tot 1971 was hij concertmeester van het Residentie Orkest in Den Haag. Van 1974 tot 1985 bekleedde hij dezelfde positie bij het Concertgebouworkest in Amsterdam.

Theo Olof maakte tal van grammofoonplaten. Met Herman Krebbers vormde hij een internationaal bekend vioolduo. Ook zij maakten samen grammofoonplaten, o.m. van de Dubbelconcerten van Bach en Henk Badings en de 44 Duo's van Béla Bartòk. Met Daniël Wayenberg maakte hij een opname van Ravels Tzigane met de door Ravel voorgeschreven Luthéal, die door Olof werd herontdekt.

Theo Olof was heel vaak jurylid van vioolwedstrijden in binnen- en buitenland. Hij schreef eveneens een aantal boeken,waaronder Daar sta je dan, Divertimento, het kinderboek De Muziekwedstrijd, Melomedicon, over de relaties tussen Muziek en Geneeskunde, Mozart, geniaal componist en Mijn leven met Tsjaikovski.

Tot 1982 was Theo Olof hoofdleraar aan het Koninklijk Conservatorium voor Muziek te Den Haag. In 1994 trok hij zich van het concertpodium terug, maar hij bleef zijn andere functies vervullen. Hij was o.m. voorzitter van Het Nationaal Muziekinstrumenten Fonds en Officier in de Orde van Orange Nassau.
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Max Rostal
Autriche, Grande-Bretagne, °1905 - 1991
Max Rostal a joué un rôle majeur dans l'histoire du violon, tant comme interprète que comme professeur. Des violonistes de plusieurs générations célèbres internationalement ont été élèves de Max Rostal. En 1991, un concours fut créé à son nom dans sa ville d'adoption, Berne (Suisse). Initialement accueilli par le Conservatoire de Berne, et passant alternativement du violon à l'alto, ce concours se tient à l'Université des Arts de Berlin depuis 2009, pour le violon et l'alto simultanément.

La plus grande préoccupation de Max Rostal était de soutenir de son mieux les jeunes musiciens. Pendant 65 ans, il travailla à cela en enseignant dans des institutions distinguées et au cours de masterclasses internationales, mais aussi en prenant part à des jurys dans le monde entier. Max Rostal créa le Concours Carl Flesch, et joua un grand rôle dans la fondation de l'Association Européenne des Professeurs de Cordes.
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Joseph Szigeti
Hongrie (Rép.), États-Unis, °1892 - 1973
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Yuri Yankelevitch
Russie (Fédération de), °1909 - 1973
The first teacher of violinist Yuri Yankelevitch (1909-1973) was A. A. Berlin, an outstanding virtuoso and the founder of the Russian Violin School. Captivating classes alternated with recitals and joint appearances with renowned musicians in the concerts of the Omsk Philharmonic Society. In 1923 Yuri Yankelevitch joined the class of Professor I. R. Nalbandyan at the Leningrad Conservatory. Eventually, he successfully graduated from the Moscow Conservatory and did a postgraduate course in the class of Professor A.I. Yampolsky.
Yuri Yankelevitch devoted his life entirely to teaching. During his long pedagogic career, he nurtured over 200 pupils, many of whom, such as Victor Tretyakov, Vladimir Spivakov, Tatyana Grindenko, Irina Bochkova, Grigory Zhislin, Pavel Kogan, Lev Marquis, Dora Schwarzberg and Alexandre Brussilovsky enjoy world-wide acclaim. The name of Yuri I. Yankelevitch holds one of the most honorable places in the record of modern violin teaching, as he was not a mere successor of the great names that comprise the Moscow Violin School, but he was the founder of his own - the School of Yankelevitch.
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Piano 2020 reporté en 2021
Déroulement d'un concours
S.M. la Reine Mathilde
Jurys des concours de piano
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